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ANDREA SCIPPE
Née en 1998 à Bourg-en-Bresse, Andrea Scippe vit et travaille à Paris.

“Jouer, c’est d’abord se résoudre à faire quelque chose qui présente des risques. C’est se fier au hasard, se déguiser, tromper l’ennui ou enrayer l’ordinaire. Jugé futile par certain·es, ou volontiers naïf par d’autres, le jeu ouvre un vaste champ de possibles, des alternatives pour repenser la société et ses structures. (...)

Andrea Scippe recouvre des tringles à rideau comme on habille des poupées, inventant des grands personnages qui veillent sur nous. La création devient un moment de soin, d’attention et de protection. Ses peintures-collages et ses bâches-toboggan nous plongent dans un autre espace-temps : celui de l’enfance, construit en PVC, papier kraft et matériaux de récupération ; celui des cabanes de fortune et des architectures propices à la rencontre.”

Lisa Colin et Léa Pagnier

Ma pratique plastique est multiforme, composée d’installations, de sculptures-objets et de peintures. Je travaille avec toutes sortes de matériaux, majoritairement de seconde vie et récupérés. 
Je cultive une esthétique de l’usé  et du réemployé, où chaque objet conservé, extrait ou déplacé porte en lui un écho : celui de ce qu’il était, de ce qu’il contient encore, et de ce qu’il active dans son nouvel environnement. 
Ma pratique dialogue étroitement avec une écologie élargie, entendue non comme une thématique, mais comme un mode d’attention aux interactions, aux flux, aux formes de persistance.

Mes assemblages explorent des équilibres incertains : entre stabilité et fragilité, entre présence et disparition, entre forme fixée et geste inachevé. Ce sont des lieux de mémoire matérielle autant que des points de bascule vers des narrations sensibles. J’explore le dysfonctionnement comme potentiel poétique, en détournant les formes et usages du mobilier : ce qui ne fonctionne pas comme prévu devient matière à créer. Des “objets-peintures” et “meubles-sculptures” oscillent entre fonction et fiction.  Le jeu du regard, du toucher, de l’imagination est central dans cette réflexion. Je m’intéresse à ce que peut être le jeu, à l’endroit où il peut surgir, et à sa relation avec les formes dysfonctionnelles.
 
Diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC) depuis 2022, après avoir effectué une année d’études à la HGB de Leipzig. Depuis, elle a participé à plusieurs résidences, notamment à la Villa Belleville (Paris, France, 2023), à PADA (Barreiro, Portugal, 2024), à SIM Residency (Reykjavik, Islande, 2025), à Virtua 3000 (Rio de Janeiro, Brésil, 2026) ainsi qu’au Quartier Culturel de Malévoz (Monthey, Suisse, 2027).
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, aussi bien en galerie (Jean Collet, 4m², Galerie municipale de Clichy…) que dans des artist-run spaces (NONONO, DOC!, Bokumbok…), en France comme à l’international.
ANDREA SCIPPE
Born in 1998 in Bourg-en-Bresse, France, Andrea Scippe lives and works in Paris.

“To play is, first and foremost, to decide to do something that involves risk. It is to trust chance, to disguise oneself, to ward off boredom or disrupt the ordinary. Dismissed as futile by some, or readily deemed naïve by others, play opens up a vast field of possibilities, offering alternatives for rethinking society and its structures. (...)

Andrea Scippe covers curtain rods as one might dress dolls, inventing large figures that watch over us. Creation becomes an act of care, attention, and protection. Her painting-collages and slide-like tarpaulins immerse us in another space-time: that of childhood, built from PVC, kraft paper, and reclaimed materials; that of makeshift huts and architectures designed for encounter.”

Lisa Colin and Léa Pagnier

My artistic practice is multidisciplinary, encompassing installations, object-sculptures, and paintings. I work with a wide range of materials, primarily reclaimed and repurposed ones. I cultivate an aesthetic of the worn and the reused, where every preserved, extracted, or displaced object carries an echo: of what it once was, of what it still contains, and of what it activates within its new environment.
My practice engages closely with an expanded understanding of ecology, not as a theme, but as a mode of attention to interactions, flows, and forms of persistence.

My assemblages explore precarious balances: between stability and fragility, presence and disappearance, fixed form and unfinished gesture. They function both as sites of material memory and as points of transition toward sensitive narratives. I explore dysfunction as a poetic potential by diverting the forms and uses of furniture. What no longer functions as intended becomes material for creation. These “painting-objects” and “furniture-sculptures” oscillate between function and fiction. The play of looking, touching, and imagining is central to this inquiry. I am interested in what play can be, where it can emerge, and how it relates to dysfunctional forms..

Andrea Scippe graduated from the École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC) in 2022 after spending a year studying at HGB Leipzig. Since then, she has participated in several residencies, including Villa Belleville (Paris, France, 2023), PADA (Barreiro, Portugal, 2024), SIM Residency (Reykjavík, Iceland, 2025), Virtua 3000 (Rio de Janeiro, Brazil, 2026), Quartier Malevoz (Monthey, CH 2027). Her work has been presented in a number of exhibitions in galleries (Jean Collet, 4m², Galerie municipale de Clichy...) as well as artist-run spaces (NONONO, DOC!,Bokumbok...) in France and internationally.




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